La phase pilote du programme des Jeunes dans les fermes agricoles (JFA) a été lancé, lundi dernier, à Sangalkam, par le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Mamadou Lamine Keïta.Faire des volontaires de l’agriculture (Vagri) de véritables fermiers modernes. Tel est l’objectif visé à travers le programme « Jeunes dans les fermes agricoles » (JFA) dont la phase pilote a été lancée à Sangalkam par le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. Mamadou Lamine Keïta est allé sur le terrain pour encourager les jeunes de cette communauté rurale qui veulent relever les défis agricoles du Sénégal. Une visite de travail instructive.
Sur place, l’entreprise espagnole Rasea, titulaire du marché, est à pied d’œuvre. 50 hectares ont fini d’être aménagés et attendent une mise en valeur. Le forage, qui va permettre une production de 12 mois sur 12, prend petit à petit ses marques.
Portant fièrement des tee-shirts sur lesquels on peut lire « la Goana, on y croit », « La jeunesse est disponible », les jeunes ont séduit. Surtout le ministre qui a estimé que Sangalkam est un exemple vivant où la jeunesse a compris les grandes orientations du Sénégal en matière agricole. « Vous êtes une génération de déclic qui sera donnée en exemple à toute la jeunesse », a laissé entendre le ministre. Il a rappelé que sur les 75 fermes fonctionnelles identifiées, 23 sont concernées par cette première phase. « Ces fermes seront équipées de tracteurs, de motopompes », a soutenu M. Keïta. « Il nous faut des jeunes professionnels de l’agriculture qui maîtrisent toutes les phases d’exploitations », a encore précisé le ministre qui a vivement salué la coopération espagnole. Le projet JFA dont l’objectif général est de contribuer à l’insertion des jeunes à travers le secteur agricole par l’implantation dans les régions de fermes agricoles équipées et gérées par de jeunes entrepreneurs, a été financé à hauteur de 1, 050 milliard.
Auparavant, le ministre Keïta et sa délégation avaient visité le projet agricole des jeunes de Fass Mbao. Financé entièrement par le Fonds national de promotion de la jeunesse (FNPJ), ce périmètre de 4 hectares qui mobilise une centaine de femmes et de jeunes, est très prometteur.
Abdoulaye DIALLO











